samedi 19 juillet 2014

Fonts de Cervières – Brunissard



Dénivelé 1 090m, Durée 7h30

Pas question de traîner, l’étape du jour est consistante, et surtout, elle a cette particularité de comporter 2 cols à franchir ; alors, en route. Le petit déjeuner est à la mesure de l’effort de la journée (Le gîte était tenu par un ancien champion de ski de fond).

Nous nous éloignons des Fonds de Cervières par un chemin qui monte tranquillement. Nous apercevons un beau troupeau de vaches.
Puis quand ça commence à monter plus raide, quelques rapaces tournoient dans le ciel.

Le chemin n’est pas si facile ; pourtant, nous parvenons sans difficulté en haut du premier col (col de Péas - 2 629m). C’est toujours aussi beau, notre corps qui s’est habitué se plaint moins, le sac semble moins lourd… Nous faisons là quelques parties de cartes. L’air est vif, d’une pureté presque palpable. Nous en faisons  quelque provision.
Nous reprenons notre marche et cette partie de l’étape est particulièrement agréable, variée. Le sentier chemine en balcon, sur le flan de la montagne et nous offre un panorama très large. Nous avançons seuls dans cette immensité silencieuse avec l’étrange sensation d’être à la fois minuscules  et tellement libres.  

Nous redescendons tranquillement vers le petit village de Souliers où nous trouvons une table de pique-nique qui tombe à point nommé pour notre pause de midi. Nous sortons des sacs à dos de quoi faire un véritable festin. Parfait !

Mais comme tous les jours, l’heure de marche qui suit le repas de midi est particulièrement  laborieuse. On avance à 2 à l’heure, on a envie de faire une pause tous les quarts d’heure et en plus, le chemin monte raide et aujourd’hui, le temps est orageux (la prochaine fois, on fera comme ce randonneur de Nice qui ne mange que quelques fruits secs à midi). Mais comme toujours, les petits pas finissent par nous amener au sommet de la montagne. Nous parvenons en haut de notre deuxième col de la journée (col du Tronchet - 2 347m). De là, nous pouvons voir les coureurs du Tour de France dévaler le Col de l’Izoard, mais également Brunissard où nous devons retrouver notre camping de départ et passer la nuit.
C’est là que notre tour du Queyras prendra fin.

Ces 6 jours de marche autour du Queyras nous ont permis de découvrir un parc naturel richement fleuri,
 d’en maîtriser le contour, d’en apprécier la diversité,
d’en éprouver le dénivelé.
Cette semaine entre 2000 et 3000 m nous a véritablement oxygénés. Le département des Hautes Alpes porte bien son nom. Nous rentrons courbaturés, aérés, mais éblouis
et décidés à découvrir  un autre massif … l’an prochain. Parce que pour l’instant, ce qui nous tente, c’est de nous allonger sur une plage sans sac à dos et ne rien faire .Parce que la montagne, mine de rien, c’est hyper fatiguant.

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